
Le 6 février 2008, par Christophe BRETHES,
Pour avoir un score au dessus de 120, il faut quand même avoir quelques résidants dits en SMTI, c’est à dire en Soins Médicaux Techniques Importants. En gros, des résidants qui nécessitent une surveillance médicale rapprochée qu’il faudra… justifier au médecin contrôleur ! Car ce sont ces dossiers et seulement ceux-là que le contrôleur va venir vérifier. Evidemment, si c’est un patient stable qui a juste une visite mensuelle de renouvellement, il sera impossible de le coter en SMTI.
Quelques astuces de codage concernant PATHOS en EHPAD
Les objectifs raisonnables à atteindre pour un PMP (pathos moyen pondéré) vont de 120 à 150. Au dessus de 120, cela déclenche un contrôle automatique. Au delà de 150, on risque de vous accuser d’exagération, dans le sens au votre EHPAD aura toutes les caractéristiques d’un… long séjour. Ce qui est possible mais… rare !
Pour avoir un score au dessus de 120, il faut quand même avoir quelques résidants dits en SMTI, c’est à dire en Soins Médicaux Techniques Importants. En gros, des résidants qui nécessitent une surveillance médicale rapprochée qu’il faudra… justifier au médecin contrôleur ! Car ce sont ces dossiers et seulement ceux-là que le contrôleur va venir vérifier. Evidemment, si c’est un patient stable qui a juste une visite mensuelle de renouvellement, il sera impossible de le coter en SMTI.
Voyons voir où l’on peut gagner des points en EHPAD. Ou plutôt ne pas en perdre ! En effet, si vous oubliez des codages valables, ce n’est pas le médecin contrôleur qui va vous le dire (étant donné qu’il ne connaît ni les patients ni la gériatrie) pour faire monter votre PATHOS. A la limite, mieux vaut en mettre un peu trop (car ce sera revu à la baisse au moment du contrôle) que pas assez ! ! !
Ce qui fait gagner des points sont les codages : T2 +++ pour le médical, CH pour les soins locaux dermato, R2 pour la prise en charge kiné légère et R1 pour la kiné d’après fracture récente (le classique col du fémur) et P2 pour la prise en charge psychiatrique légère.
Il va donc falloir en trouver dans ces catégories, et il y en a forcément. Cela dit, le gros de vos codages sera du S1 !
Avant de démarrer :
Faites imprimer par la secrétaire une grille d’évaluation PATHOS vierge par patient (ça fait du papier). Pour info, cette grille est disponible dans le kit de médecin coordonnateur (CD1, chapitre « En Pratique  » : n’imprimez que la page 2 et 3). Prenez-vous une journée de travail autour d’un ordinateur avec l’IDE qui coordonne votre EHPAD et l’idéal est d’avoir une secrétaire qui se libère pour entrer directement dans GALAAD vos codages (à plusieurs : on gagne du temps). C’est plus sà »r d’utiliser GALAAD que de passer par un logiciel d’éditeur, car la sécu ne travaille qu’avec GALAAD. Vous pouvez faire votre coupe sur 8 à 15 jours : c’est toléré. Quand on a le rythme, on fait du « 10 grilles à l’heure  » (c’est mon avis) : donc il faut 8 heures pour 80 résidants. Il faut se munir des dossiers mais surtout des traitements en cours et se fier à la connaissance que le cadre-IDE a des résidants. Ainsi, même sans connaître les antécédents précis d’un patient, on peut en faire une grille PATHOS à peu près correcte en partant du traitement (par déduction) et en se fiant à ce que vous en dit l’infirmier(e) sur son état actuel (toujours se poser la question : est-il souffrant en ce moment ? Si oui : essayez de trouver pourquoi et d’y coller un T2 adéquat).
Quand vous démarrez, le mieux est de faire par ordre alphabétique. Le logiciel ne prend pas les noms (secret médical oblige) mais affecte un numéro en partant de 1 dès que vos rentrez un patient. Donc au fur et à mesure que vous codez, faites-le aussi sur papier en mettant un numéro à la grille qui correspond au numéro informatique. Quand vous serez contrôlé, le médecin de la sécu vous demandera le patient numéro X et vous devrez savoir à quel nom cela correspond et à quelle grille papier. Autre détail : dans GALAAD, vous êtes contraint de refaire une grille AGGIR pour pouvoir entrer PATHOS. Vous pouvez reprendre vos grilles existantes et les modifier en les refaisant si vous vous rendez compte que les choses ont évolué. En effet GALAAD calcule des correspondances entre AGGIR et PATHOS.
La cotation
Premier principe : dès que le résidant prend un médicament, il faut trouver à quelle pathologie cela correspond et mettre S1. Par exemple : il prend du FORLAX ? Mettre S1 à syndromes abdominaux. Du MOPRAL ? S1 à syndromes digestifs hauts (même si vous, en tant que coordonnateur, vous ne savez pas pourquoi il prend ce médicament). En effet, chaque dispensation médicamenteuse prend du temps à l’IDE (commander à la pharmacie, préparer le pilulier…) : il faut donc coter ! Un collyre quelconque ? Idem : S1 dans pathologie oculaire évolutive. Du DOLIPRANE pour des douleurs diffuses, même vagues ? S1 dans autres pathologies osseuses. Du TARDYFERON, de la SPECIAFOLDINE ? S1 dans anémie. De l’ASPEGIC ou du PLAVIX ? S1 dans Embolie et thromboses artérielle… de l’ARICEPT ? S1 à syndromes démentiels (attention un dément qui ne prendre ni EBIXA ni anticholinestérasique, même s’il est diagnostiqué dément, on ne cote pas là . S’il a des troubles psy associés, oui, mais ailleurs).
Attention à un piège pour les traitements à visée psy : si vous avez un patient qui prend par exemple DEROXAT, XANAX, IMOVANE et quelques gouttes de TERCIAN. En théorie vous pourriez mettre : S1 à état dépressif (DEROXAT), S1 à état anxieux (XANAX), S1 à troubles du comportement (IMOVANE : oui, l’insomnie est considéré comme un trouble du comportement) et S1 à psychose (TERCIAN). En pratique, ce n’est pas forcément rentable et le contrôleur va dire que vous exagérez ! Par contre, essayer de mettre un P2 quelque part dans ces items, quitte à ne laisser qu’un seul S1, ce que l’on verra plus loin, est bien plus judicieux.
Ne pas oublier : tout patient grabataire qu’il le soit totalement ou qui a des troubles de la marche impossible à rééduquer (ne fait que les transferts avec aide par ex) : mettre S1 à Etat grabataire/troubles de la marche. Y penser car il n’y a aucun médicament qui correspond et on peut oublier.
Pour l’incontinence : quand c’est des couches c’est S0 (inutile de le rentrer, ça compte pour du beurre et vous perdez du temps). D’ailleurs ne mettez aucun S0, c’est inutile. Une sonde urinaire ou un étui pénien ? S1. Un DITROPAN ? S1. Cela peut aussi être de la rétention (prostate) traitée médicalement. Mettre S1 à rétention urinaire. Si le patient a un sonde à demeure pour sa prostate inopérable et qu’elle est infectée et à surveiller : tentez le T2 !
Au passage : une perf sous-cut simple c’est du S1, ainsi que les complémentations par briques hyperprotéinées : S1 à dénutrition. Une gastrostomie non compliquée c’est S1 à syndromes digestifs hauts.
Second principe : trouver des T2 car il doit forcément y en avoir ! Mais où ?
Un premier facile : si c’est un diabète déséquilibré, qui nécessite une surveillance glycémique rapprochée et des réadaptations insuliniques assez régulières (avec +/- des hypo) : sans hésitation, T2 à Diabète !
Un autre : un douloureux dont on réadapte les doses d’antalgiques car il est insuffisamment soulagé (surtout si morphine) : T2 à l’affection qui fait mal. Cela dit, il vaut mieux que cela apparaissent sur le dossier (évaluation de la douleur, modifs thérapeutiques en cours, etc…). Attention, s’il a un patch de morphine depuis X-semaines et rien de plus : c’est du S1 !
Le cas délicat des fausses routes : un patient qui fait régulièrement des fausses routes et en subit les conséquences (perte de poids, dénutrition, tendance à la déshydratation, à fortiori pneumopathies d’inhalation…) devrait pouvoir être coté en T2 à syndromes digestifs hauts. J’avoue que c’est un item qui pose des problèmes au contrôle. Il faut pouvoir le justifier et ce n’est pas toujours facile. Donc, habituez vos équipes à signaler toutes les fausses routes (si on s’aperçoit qu’elles sont pluri-hebdomadaires, même minimes, ça aide), les difficultés à alimenter un patient, les pertes de poids récentes… Et que tout soit noté (et bien !) dans le dossier ! Ensuite, n’en mettez pas trop. Deux T2 de ce type peuvent passer. Plus ce sera difficile sauf si c’est flagrant et que votre EHPAD a le triste visage d’un long séjour.
Un autre T2 à caser : l’insuffisant cardiaque instable ou le BPCO instable. Même s’il est bien au moment de la cotation mais qu’on sait qu’il peut basculer à tout moment (le justifier sur les OAP/infections à répétition, les contrôles biologiques ou autres, fréquents…), on doit pouvoir mettre un T2 à l’item insuffisance cardiaque ou insuffisance respiratoire. Mais là aussi, il faudra avoir du biscuit le jour du contrôle pour que cela passe !
Le reste :
Le P2 : si vous avez la chance d’avoir un psy ou des IDE psy qui passent régulièrement voir des résidants : casez un P2 sur un item psychiatrique pour chaque résidants visité (même si pour la visite, ce n’est qu’une fois de temps à autre). Cela passe. Mieux vaut mettre un R2 que trois S1 ! Par contre, impossible de mettre du P1 en EHPAD, sauf si vous avez une unité de géronto-psy intégrée (ce dont je doute) avec des agités.
Le R2 : dès qu’un kiné passe, caser du R2. Attention, la gymnastique de groupe organisée pour vos animateurs n’est pas prise en considération par le contrôleur (dommage…). Pensez aux chuteurs (malaises, vertiges, chutes…). Méritent-ils un R2 ? Idem pour celui qui s’est grabatisé suite à une affection aigue mais doit pouvoir reprendre la marche. Souvenez-vous, si vous mettez du R2, il faut justifier une ordonnance de kiné en cours (même une vague kiné d’entretien peut passer). Pensez aussi à la kiné respi.
Le R1 : à mettre si vous avez une fracture de moins de trois mois en cours de rééducation dans l’EHPAD (cas classique d’un col). Sauf si le patient ne récupérera jamais (parce qu’il est dément par exemple ou ne marchait plus avant !).
Le CH : facile : les escarres ou ulcères qui nécessitent des pansements importants. Briffez votre cadre-IDE. Le jour du contrôle, il faut dire que c’est vingt minutes par pansement au moins tous les deux jours. Si l’on tient compte de la préparation du matériel, c’est souvent vrai ! Par contre, ne pas tricher avec les petits accros réglés d’un coup de steri-strip !
DG : c’est ce qui est en cours d’exploration et là aussi, il faut justifier (prises de rendez-vous, examens en cours…). D’où l’intérêt de demander des bilans neuropsy à vos déments non encore diagnostiqués ! Si un TDM cérébral est programmé ainsi qu’un RDV à la consultation d’évaluation, vous pouvez mettre DG à syndromes démentiels !
Les mourants : si vous avez une fin de vie et que l’indication a bien été posée par l’équipe et la famille informée : c’est M2 si la personne est peu consciente, ne souffre « pas trop  » et nécessite qu’une présence facile à lui apporter. M1 si c’est lourd (y compris psychologiquement). Si vous mettez une telle cotation, inutile de mettre autre chose (S1 à HTA etc…), le logiciel ne tient compte que du M1 ou M2.
il faut aller dans affichage des bilans / bilans/pathologies pathos /niveaux de soins/ecran 2 : pathos moyen pondéré !! ouf !!
ou bilans /autonomie aggir/corporelle mentale /ecran 2 : gmp amicalement
il faut aller dans affichage des bilans / bilans/pathologies pathos /niveaux de soins/ecran 2 : pathos moyen pondéré !! ouf !!
ou bilans /autonomie aggir/corporelle mentale /ecran 2 : gmp amicalement
Bonjour,
dans le document "Harmonisation du codage PATHOS 2008" paru en janvier 2008 il est écrit concernant les troubles du comportement associés à une démence : " mais bien entendu le P2 doit être relié à anxiété ou dépression qui complique le syndrome démentiel".
Doit on comprendre que par ex chez un dément non traité on code S0 démence + P2 troubles du comportement + S1 anxiété ou dépression ??
En d’autres termes, si ce sont les troubles du comportement qui dominent, doit on obligatoirement coder anxiété ou dépression en S1 minimum (il n’existe pas de S0 dans ces rubriques). Merci !
Bonjour,
dans le document "Harmonisation du codage PATHOS 2008" paru en janvier 2008 il est écrit concernant les troubles du comportement associés à une démence : " mais bien entendu le P2 doit être relié à anxiété ou dépression qui complique le syndrome démentiel".
Doit on comprendre que par ex chez un dément non traité on code S0 démence + P2 troubles du comportement + S1 anxiété ou dépression ??
En d’autres termes, si ce sont les troubles du comportement qui dominent, doit on obligatoirement coder anxiété ou dépression en S1 minimum (il n’existe pas de S0 dans ces rubriques). Merci !
Bonjour, je suis AMP en EHPAD, nous souffrons d’un manque de personnel comme dans beaucoup d’EHPAD… Je suis déléguée du personnel et au cours d’une réunion j’ai demandé à la directrice, pourquoi elle n’utilisait que le GMP, pour les demandes debudget personnel et pas aussi le PMP ?
Réponse :" On n’utilise le PMP qu’en USLD …( !), et puis de toute façon il n’est pas très élevé ici, et puis le GMP non plus d’ailleurs …"
Y a t-il un texte de référence concernant le PMP en EHPAD ?
Merci
Bonjour, je suis AMP en EHPAD, nous souffrons d’un manque de personnel comme dans beaucoup d’EHPAD… Je suis déléguée du personnel et au cours d’une réunion j’ai demandé à la directrice, pourquoi elle n’utilisait que le GMP, pour les demandes debudget personnel et pas aussi le PMP ?
Réponse :" On n’utilise le PMP qu’en USLD …( !), et puis de toute façon il n’est pas très élevé ici, et puis le GMP non plus d’ailleurs …"
Y a t-il un texte de référence concernant le PMP en EHPAD ?
Merci