
Le 4 août 2009, par Fred BOUQUET,
AggiNet est un logiciel gratuit de codage de la grille AGGIR modèle CNAMTS. Il est disponible pour Macintosh, PC/Windows, et Linux (une version en ligne sera prochainement disponible). Nous vous proposons de tester la pré-version de ce logiciel et vous invitons à nous faire vos commentaires et suggestions :
IMPORTANT : Version préliminaire à n’utiliser qu’à des fins pédagogiques et de tests.
Télécharger AggiNet pour Macintosh
Télécharger AggiNet pour Windows
Télécharger AggiNet pour Linux
Le décret modifiant le code de l’action sociale et des familles et actualisant le nouveau guide de remplissage de la grille Aggir (Autonomie gérontologique et groupes iso-ressources), paru samedi au Journal officiel, doit assurer une évaluation de la dépendance plus homogène, a-t-on appris mardi auprès de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
La grille Aggir permet de mesurer le degré de perte d’autonomie d’une personne âgée, en évaluant les actions effectuées ou non par la personne seule et répartit les individus au sein de six groupes dits "iso-ressources" (GIR), en fonction de leur degré d’autonomie pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne, allant du plus dépendant (GIR 1) au plus autonome (GIR 6).
C’est l’outil utilisé pour définir le niveau de financement des plans d’aides accordés dans le cadre de l’Aide personnalisée d’autonomie (APA), gérée par les conseils généraux, rappelle-t-on.
Le nouveau guide correspond à la version élaborée en janvier 2007 par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), validée par la Direction générale de l’action sociale (DGAS), à partir des travaux effectués par l’Inserm et le centre de gestion scientifique de l’Ecole des mines de Paris.
Il remplace l’ancienne version du guide, publiée en annexe du décret du 21 octobre 2004 relatif au code de l’action sociale et des familles.
Cette version est très proche de celle diffusée début 2005 par la CNAMTS et qui ajoutait au codage des variables l’adverbe "spontanément" pour l’évaluation de chaque activité (cf dépêche APM SOHLT001).
Le guide reprend ainsi les dix-sept variables d’activités corporelles et mentales (dites "discriminantes") et domestiques et sociales (dites "illustratives") utilisées pour l’évaluation de la personne.
Les activités discriminantes se rapportent à la perte d’autonomie physique et psychique et sont la cohérence, l’orientation, la toilette, l’habillage, l’alimentation, l’élimination urinaire et fécale, les transferts (se lever, se coucher, s’asseoir), les déplacements à l’intérieur, les déplacements à l’extérieur et la capacité à alerter.
Les variables illustratives concernent la perte d’autonomie domestique et sociale et n’entrent pas dans le calcul du GIR : gestion (budget, biens personnels), cuisine, ménage, transports, achats, suivi du traitement et activités du temps libre.
Le nouveau guide introduit des sous-variables en distinguant désormais la toilette du haut et du bas du corps, "ces deux activités nécessitant des capacités mentales, motrices, et fonctionnelles sensiblement différentes".
Chacune de ces variables et sous-variables est évaluée selon trois modalités, codées A (fait seul), B (fait seul mais partiellement) ou C (ne fait pas seul), en fonction des réponses données à quatre adverbes : spontanément, totalement, habituellement et correctement.
"Spontanément suppose qu’il n’existe pas d’incitation ou de stimulation (ce point a été souvent sous-estimé, entraînant des erreurs de codage), totalement suppose que l’ensemble des activités du champ analysé soit réalisé, habituellement fait référence au temps et à la fréquence de réalisation, et correctement recouvre trois aspects : la qualité de la réalisation, la conformité aux usages et la sécurité vis à vis de soi et [des] autres", selon le guide.
Le guide précise la méthode de questionnement de la personne à évaluer, et souligne les nuances qu’il peut être nécessaire d’apporter même en cas de réponses positives aux adverbes, par exemple quand une activité est réalisée seule spontanément et/ou habituellement voire totalement, mais si peu correctement qu’il faut tout refaire.
Il revoit l’ordre d’évaluation en plaçant l’orientation et la cohérence au terme de l’observation, "l’évaluation de ces deux variables étant ’éclairée’ par l’évaluation de toutes les autres variables d’activités corporelles, domestiques et sociales".
La modernisation du guide a été rendue nécessaire par l’observation de disparités dans l’utilisation du premier guide et la manière de poser des questions ou de renseigner la grille, aboutissant à des différences dans le résultat final de l’évaluation, explique le Dr Anne Kieffer, médecin gériatre à la direction de la compensation de la CNSA, jointe mardi par l’APM.
"Il était important que chacun, en tant qu’évaluateur, puisse utiliser la grille de façon identique de manière à avoir une équité de traitement", souligne-t-elle, ce qui a justifié le lancement de travaux d’amélioration dès 2001 sous l’égide du comité d’adaptation des outils d’évaluation de l’autonomie.
Anne Kieffer souligne que, lors de l’évaluation, certains évaluateurs omettaient de poser systématiquement un certain nombre de questions associées à un adverbe, ce qui faussait la réponse, d’o๠l’idée d’un passage obligé par les quatre adverbes.
L’élaboration du guide a nécessité du temps, notamment afin de définir l’algorithme adéquat, permettant d’obtenir un classement cohérent à partir des adverbes cochés dans la grille, souligne Anne Kieffer, précisant que des expérimentations ont ensuite été conduites par la DGAS.
"Il y a eu quelques tâtonnements, certains modèles ne donnaient pas les mêmes résultats par rapport aux variables ’orientation’ et ’cohérence’, et des personnes se retrouvaient moins bien classées qu’avant", indique-t-elle, soulignant que ces deux variables étaient fondamentales compte tenu du développement de la maladie d’Alzheimer.
Les expérimentations conduites par la DGAS ont toutefois montré que si ce guide était plus performant, trois facteurs avaient une incidence sur l’évaluation : l’outil en lui-même, la profession à l’origine de l’évaluation et l’organisation mise en place par le conseil général du département considéré.
Les directives ou recommandations de bonnes pratiques relatives à l’utilisation du guide, ainsi qu’à la formation des évaluateurs, devraient être mises en œuvre dans le cadre du projet de loi sur le cinquième risque, selon la CNSA.
Voir également ce qui a été publié ici sur le sujet en tapant AGGIR dans l’espace réservé à la recherche sur le site. Un des articles comporte la grille elle-même transformée.
Bonjour
Suite à la mise en place d’une nouvelle grille d’évaluation AGGIR pourriez-vous nous préciser comment se procurer ce logiciel.
Merci
Bonjour
Suite à la mise en place d’une nouvelle grille d’évaluation AGGIR pourriez-vous nous préciser comment se procurer ce logiciel.
Merci