
Le 22 août 2009, par Louis LEVY,
17/08/09 - Près de 657 000 personnes vivaient fin 2007 dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA), soit 2 % de plus qu’en 2003, selon une étude de la DREES. Les trois quarts de ces résidents sont accueillis dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). L’âge moyen des personnes qui séjournent en EHPA est de 84 ans et 2 mois, soit 6 mois de plus qu’en 2003. Au total, trois quarts sont des femmes.
Au-delà de 69 ans, celles-ci sont majoritaires et l’écart s’accentue avec l’âge. En 2007, 230 000 personnes sont entrées en EHPA, dont 38 000 sur des places d’hébergement temporaire. On enregistre également 227 400 sorties définitives. Les décès représentent 60% des sorties de l’année, les trois quarts étant survenus en établissement et les autres au cours d’une hospitalisation.
En 2007, la durée moyenne de séjour (2 ans et 6 mois) est légèrement inférieure à celle de 2003. C’est dans les logements-foyers non-EHPAD que les personnes âgées restent le plus longtemps et dans les unités de soins de longue durée (USLD) et dans les établissements privés à but lucratif qu’elles restent le moins longtemps.
La clientèle des EHPA est de plus en plus dépendante : 84 % des résidents sont considérés comme dépendants (GIR 1 à 4) fin 2007 et la moitié comme très dépendants (GIR 1 et 2).
DREES Études et résultats N° 699, août 2009 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er699.pdf
21/08/09 - Un projet de décret a suscité cette semaine une vive controverse parmi les professionnels de la prise en charge des personnes âgées. Révélé par le journal "La Croix" (19-08), le texte du ministère du Travail "modifie les dotations accordées aux établissements publics et associatifs et prévoit de leur laisser une plus grande liberté pour fixer le tarif hébergement, une des trois composantes du prix de journée, avec les soins et la dépendance. Selon le journal, alors que le projet a été envoyé aux parties concernées, "le document fait l’objet de critiques de toutes parts", notamment des associations familiales qui craignent un système à deux vitesses. Cette révision tarifaire est imposée par la LFSS pour 2009. Il s’agit en pratique de laisser la maison de retraite fixer elle-même son prix de journée pour les personnes qui ne bénéficient pas de l’aide sociale. Cette liberté tarifaire doit toutefois être encadrée et suivie par la direction de la concurrence et des prix. Le soir-même, l’entourage de la secrétaire d’État aux Aînés démentait l’information en assurant que le gouvernement n’avait "aucunement l’intention de libéraliser les tarifs des maisons de retraite publiques et associatives". Cette mesure semble désormais être enterrée. Nora Bora l’a confirmé sur l’antenne d’Europe 1. Elle a tenu à rassurer les familles de résidents d’Éhpad. "On ne peut pas raisonnablement envisager de voir augmenter les tarifs compte tenu du reste à charge qui est déjà lourd pour les familles. Ça varie de 1 500 à 1 800 euros pour une moyenne des retraites de l’ordre de 1 200" euros. L’autre volet du décret portant sur la dotation attribuée par l’État à ces établissements demeure quant à lui à l’ordre du jour. Ainsi, à partir du 1er janvier 2010, les fonds pour les soins et la dépendance seront regroupés au sein d’une même enveloppe et gérée par l’établissement lui-même. L’objectif affiché par le gouvernement est une meilleure distribution des aides. Les établissements les mieux dotés toucheraient moins d’aides, au profit des moins bien dotés. Un changement qui inquiète les directeurs qui craignent un nivellement par le bas. Une nouvelle réunion avec les acteurs du secteur est prévue début septembre. > L’article de La Croix du 19 août : http://www.la-croix.com/article/index.jsp ?docId=2389656&rubId=788 > Nora Berra, mercredi soir, au micro Europe 1 d’Aurélie Herbemont : http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Les-tarifs-des-maisons-de-retraite-vont-ils-augmenter/(gid)/237403